Le contrecoup n'a pas eu lieu — à Paris
On redoutait un 2025 en creux après l'exceptionnel millésime olympique. Il n'en a rien été pour Paris intra-muros : le taux d'occupation a progressé d'environ 5 points, à 82 %, le prix moyen ne s'est tassé que de 1 % (autour de 239 €), et le RevPAR a gagné 5 %, à près de 195 €. La capitale a « transformé l'essai ».
Cette performance tient à un moteur durable : la clientèle internationale. Les recettes touristiques internationales ont atteint un niveau record (de l'ordre de 71 milliards d'euros, +8 %), et la fréquentation étrangère a bondi de près de 14 % au premier semestre 2025.
Un héritage d'image plus que d'infrastructures
L'effet Jeux ne se mesure pas seulement en nuitées supplémentaires : il a consolidé le statut de Paris comme destination de premier plan, relayé par la réouverture de Notre-Dame et un calendrier culturel dense. Les marchés lointains ont répondu présents — la clientèle japonaise a progressé de plus de 10 %.
Cet héritage immatériel — la notoriété — est le plus précieux pour la valeur des actifs : il soutient les prix moyens dans la durée, indépendamment de tout événement ponctuel.
L'envers du décor : la périphérie francilienne
Tous les territoires n'ont pas hérité de la même manière. L'Île-de-France hors Paris a subi le contrecoup mécanique de 2024 : prix moyens en recul d'environ 8 % (à 105 €) et taux d'occupation autour de 64 %, encore loin de son niveau d'avant-crise. L'arrivée de près de 10 000 chambres depuis 2019 y a accentué la pression, sur un marché plus dépendant du tourisme d'affaires.
Le segment MICE (congrès, événements professionnels) reste par ailleurs en deçà de son niveau de 2019, ce qui pèse sur les hôtels dépendants de cette demande.
L'héritage des Jeux consacre la valeur des actifs parisiens de premier rang et creuse l'écart avec le reste du marché. Comprendre de quel côté se situe un actif est décisif. Dandelion accompagne cette lecture — contact@dandelion.immo.
